Je poursuis ma « croisade honorifique » qui a pour but de rendre hommage à nos pionniers dans le cadre du 100e anniversaire de fondation de Senneterre qui se tiendra en 2019.

Comme il appartient à la municipalité de nommer ses bâtisses, ses rues et ses infrastructures, pourquoi s’embarrasser de la Commission de Toponymie du Québec dont le principal – et très discutable – critère de sélection est que la personne honorée soit décédée depuis au moins un an ?!?

Voici quelques exemples parmi tant d’autres, où on n’a pas attendu que la personne qu’on voulait honorer soit décédée, pour donner son nom à une bâtisse ou à un parc :

– L’Aréna Guy Lafleur à Thurso.

– À Drummondville : le Centre Marcel Dionne et l’Olympia Yvan Cournoyer.

Aux dernières nouvelles, le Démon blond (Lafleur), le Petit Castor (Dionne) et le Roadrunner (Cournoyer) étaient beaucoup plus vivants… que les membres du Sénat Canadien !

Vous me direz qu’on a peut-être fait des exceptions parce qu’il s’agissait de grands joueurs de hockey, des célébrités nationales ?

Rien de plus faux !

– À Asbestos, le terrain de balle à été baptisé « Terrain de balle Lucien « Lou » Richard » » et le Lucien Richard en question n’est visiblement pas mort… parce que c’est lui qui a lancé la première balle du match que les Chevaliers Toyota ont disputé le mois dernier dans « son » parc !

Je profite donc de l’occasion que je me donne moi-même par ce blogue, pour faire des suggestions à la Ville de Senneterre. Après la « Bibliothèque Jeanne-Mance Matte » et « Le Club de curling Gérard Braconnier », voici ma nouvelle suggestion. D’autres suivront dans les prochains blogues…

Puisque qu’on parle de terrain de balle, pourquoi ne pas profiter du 100e anniversaire de la ville pour nommer le terrain de balle de Senneterre : « Terrain de balle Guy Garneau » ?

Pour avoir eu l’honneur de jouer avec lui – et la badluck de jouer contre ! – durant de nombreuses années, je peux vous assurer – en 4 points – que je parle en toute connaissance de cause :

1. Ses aptitudes et ses performances étaient largement supérieures à tout ce que j’ai vu et connu d’un joueur de balle à la position de receveur, en 65 ans de vie à Senneterre. Et nous en avons eu d’excellents, croyez-moi ! C’est, à mon sens, le principal point à retenir !

Vous me permettrez cependant d’ajouter quelques points qu’on peut qualifier de « complémentaires » :

2. Il avait un bras puissant (il a été lanceur au baseball) et « dégainait » tellement rapidement vers le deuxième but, que le lanceur n’avait pas toujours le temps de s’enlever du chemin ! Parlez-en à René « Bambi » St-Pierre qui a déjà vu une balle lancée par « Ti-Guy » lui passer SOUS LE BRAS et retirer le coureur imprudent qui tentait de voler le 2e !!!

(La photo de gauche nous montre les inséparables Bambi et Guy. C’est sûrement le duo « lanceur-receveur » qui a passé « dans la mitaine » le plus de frappeurs de Val-d’Or – et de Senneterre, évidemment, mais ça me fait un p’tit velours de mentionner Val-d’Or ! – de toute l’histoire de la balle de notre ville !)

3. Guy était un joueur complet : très spectaculaire, intense, leader incontesté et respecté de tous, très bon frappeur et même un p’tit brin « influent » auprès des arbitres, ce qui n’est pas négligeable ! Que peut-on demander de plus ?

Je vous cite une déclaration de l’impayable Jean Perron – ancien instructeur des Canadiens et des Nordiques – concernant Guy Lafleur, mais qui s’applique tout aussi bien à Guy Garneau :

« Ti-Guy, il avait tellement de talent qu’il aurait pu jouer avec les deux yeux attachés dans l’dos ! »

4. Effet collatéral à ne pas négliger : son épouse Aline.

Comme le dit le vieil Adage (Adage qui, déjà ???) : « Derrière chaque grand homme se cache une femme ». Sauf que Aline (l’épouse de Guy), elle, ne se cachait pas. Au contraire, elle était toujours présente aux parties de son mari. Par ses commentaires acerbes mais toujours humoristiques, elle était la terreur des joueurs adverses quand ils se présentaient au bâton ! Si ces derniers avaient pu se cacher SOUS le marbre, ils l’auraient fait sans hésiter ! Heureusement pour elle – et contrairement à aujourd’hui – c’était la belle époque où l’arbitre ne poussait pas l’idiotie jusqu’à menacer une « méchante spectatrice » (qui ne faisait qu’encourager son équipe), de « caller » la police pour la faire expulser du terrain, comme c’est survenu à Val-d’Or, il n’y a pas si longtemps  !

Pour toutes ces raisons, je peux certifier que les qualités indiscutables de receveur de M. Guy Garneau ainsi que ses performances hors du commun lui méritent amplement l’honneur de voir le terrain de balle de Senneterre porter son nom.

Une opportunité en or a déjà été ratée lors du Tournoi des Cards du Dépanneur Shell qui s’est tenu en juillet dernier où, en plus de la visite des Chevaliers Toyota, un superbe tableau indicateur fut inauguré. C’était une belle occasion pour « baptiser » notre terrain de balle.

Je ne demande pas « qu’on lui déroule un plateau d’argent » (encore Jean Perron !). Seulement qu’on rende à Guy Garneau un hommage bien mérité pendant que, grâce à une génétique à l’image de sa carrière de receveur, il est toujours des nôtres malgré son âge « vulnérable » !

– Heureusement, nous aurons l’occasion de nous reprendre lors du 100e anniversaire de Senneterre en 2019… à moins que ce soit avant ?

 

 

 

 

 

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À l’approche du 100e anniversaire de fondation de Senneterre, l’idée d’honorer nos pionniers allait de soi.

Une des façons de le faire est de donner leurs noms à un lieu, une bâtisse, une rue, etc.

À titre d’exemple, j’ai moi-même suggéré (dans mon texte du 7 novembre dernier « Pour l’amour des mots ») de donner à la Bibliothèque municipale de Senneterre, le nom « Bibliothèque Jeanne-Mance Matte » en hommage à cette dame, malheureusement décédée quelques jours auparavant, qui en a fait beaucoup pour notre Bibliothèque.

Bien que cette suggestion ait semblé faire l’unanimité (ou presque !), il n’est pas si simple de « rebaptiser » un lieu ou une bâtisse, au Québec. Deux choses y font le plus souvent obstacle :

1. La peur de froisser ceux qui auraient préféré qu’un autre nom soit choisi.

2. La Commission de la Toponymie du Québec.

Commençons par « la peur de froisser » :

On ne pourra jamais contenter tout le monde. Et, au Québec, on aime donc pas ça, la chicane ! On met sur pied des séances d’informations, des comités d’étude, on organise des consultations publiques, etc. Pour finalement… ne rien faire pantoute ! Alors, honorons donc la personne qui le mérite ! Point !

Ensuite, la Toponymie :

La Commission de Toponymie est l’organisme responsable de la gestion des noms de lieux pour l’ensemble du Québec. Il est possible de lui soumettre des noms à attribuer à des lieux géographiques naturels (lac, ruisseau, pointe, colline, cap, etc.) qui n’en ont pas encore. La Commission souhaite que l’attribution de noms à de tels lieux soit une occasion d’enrichir à la fois la toponymie du Québec et la mémoire collective par le rappel de caractéristiques de la géographie et de l’histoire locales, ainsi que d’anecdotes personnelles ou familiales.

Dénommer un lieu est un geste important. Le nom qui est créé, puis officialisé, sera légué aux générations futures. Il importe donc qu’il enrichisse le mieux possible le territoire où il va s’inscrire.

Toujours selon les normes de la Commission de toponymie, le nouveau nom choisi doit respecter les règles d’écriture, ce qui me paraît évident. Il devra aussi être conforme aux critères de choix de la Commission (qui sont nombreux), mais dont celui qui revient le plus souvent est : l’exclusion des noms de personnes vivantes.

Bon. Nous y voilà !

Pour avoir « quelque chose » officiellement à ton nom, il faut que tu sois… mort ! Et depuis au moins un an, en plus ! Voilà un argument aussi vide de sens qu’un discours… de Justin Trudeau !

Et pourquoi tu devrais être mort pour que ton nom soit donné à… un ruisseau ??? (c’est un exemple, évidemment !) Les bien-pensants de notre société vous répondront :

– Parce que si la personne est toujours vivante, elle pourrait faire une très grosse gaffe APRÈS que son nom ait été donné à ce ruisseau et il faudra alors en changer le nom !

L’exemple qui nous vient tout de suite en tête est évidemment celui de l’ancien proprio des Nordiques de Québec, Marcel Aubut, dont l’aréna de St-Hubert-de-Rivière-du-loup (sa ville natale) portait son nom jusqu’à ce qu’il fasse un fou de lui et que la municipalité décide de faire disparaître le nom de « Mononc’ Marcel » de la pancarte !

Par contre, il y a aussi des morts qui ont été honorés et dont les trophées, places, salles ou rues qui portaient leurs noms ont été ensuite débaptisés allègrement ! Pensons seulement au grand cinéaste – et autre chose – que fut Claude Jutras !

Conclusion ? Tu peux faire des gaffes de ton vivant, mais c’est pas parce que t’es mort que celles que t’as faites pendant que t’étais en vie ne peuvent pas te rebondir en plein squelette, n’importe quand !

Vous me suivez ? Alors, quossé qu’on fait avec ça ?

C’est simple : que la personne soit morte ou pas morte, si elle mérite que son nom soit donné à un ruisseau ou autre chose, ben, on le donne, sans plus de tergiversations et de « tournage » autour du pot !!! La seule différence, c’est que le nouveau nom du ruisseau (c’est un exemple, toujours !) ne sera « officiellement » enregistré à la sacro-sainte Commission de Toponymie du Québec… que si  « l’hommagé » a poussé son dernier soupir depuis au moins un an ! Est-ce qu’on a absolument besoin de la « bénédiction  officielle » de la Commission de la Toponymie ???

Il faut cependant noter que pour nommer des lieux qui relèvent des autorités municipales, comme les voies de communication, les parcs publics et les édifices municipaux, il faut d’abord s’adresser à sa municipalité. Par la suite, celle-ci « s’arrangera » avec la Commission de la Toponymie, s’il y a lieu de le faire. Ce n’est pas un passage obligé !

St-Élie-de-Caxton – le village du célèbre conteur Fred Pellerin – a réussi à avoir une pancarte approuvée par le Ministère des Transports du Québec pour UNE TRAVERSE DE LUTINS !!! Même si je reconnais que l’existence des lutins de St-Élie-de-Caxton est plus crédible que les promesses électorales de Philippe Couillard, je ne vois pas pourquoi Senneterre se priverait de donner à ses infrastructures des noms de vraies personnes bien vivantes qui le méritent ! Un humain vivant, c’est quand plus « sérieux » qu’un torrieux de lutin, bâtard !

Si je vous parle de tout ça aujourd’hui, c’est que j’ai une autre suggestion à faire à la municipalité de Senneterre, dans le cadre du 100e anniversaire de sa fondation qui se tiendra en 2019 :

M. Gérard Branconnier, un pionnier dans son genre, s’est établi à Senneterre en 1956.

Il a donné ses lettres de noblesse au curling de Senneterre en remportant, à une certaine époque, pratiquement tous les tournois locaux et régionaux auxquels il prenait part, en plus de bien représenter Senneterre à l’extérieur de la région.

La stratégie de ce sport n’ayant plus aucun secret pour lui depuis longtemps, il demeure toujours un joueur redoutable bien qu’il fêtera ses 90 ans en décembre prochain !

Toujours aussi compétitif, il remporte encore sa large part de victoires contre « des p’tits-jeunes » de 55, 60 et 65 ans… que je ne nommerai pas ici, question de préserver leur égo !

Comme il appartient à la municipalité de nommer ses bâtisses, ses rues et ses infrastructures, pourquoi s’embarrasser de la Commission de Toponymie du Québec dont le principal critère de sélection est que la personne honorée soit décédée depuis au moins un an ?!?

Vous me voyez venir ?

Profitons de la présence de M. Branconnier parmi nous, pour lui rendre un hommage bien mérité et ainsi donner à Senneterre, par la même occasion, la fierté de voir son Club de curling identifié au nom du meilleur représentant de son histoire !

– Je propose donc de nommer le Club de curling de Senneterre : « Le Club de curling Gérard Branconnier ».

– Qui me seconde ?

 

C’était vendredi dernier, le 14 juillet, au terrain de balle de Senneterre, que l’équipe locale, les Cards du Dépanneur Shell recevaient les Chevaliers Toyota, descendants direct de l’équipe qui était connue au siècle dernier comme les légendaires « Chevaliers O’Keefe ».

Le leader de l’équipe, Renaud Lefort, est d’ailleurs le fils de René Lefort qui a évolué durant 26 saisons avec les Chevaliers O’Keefe.

La bière O’keefe étant aussi rare au Québec que les joueurs francophones au sein des Canadiens de Montréal, l’équipe est maintenant commanditée par… Toyota !

Il y avait belle lurette que les Chevaliers n’avaient pas mis les crampons à Senneterre !

J’ai eu la chance d’affronter la formation originale des Chevaliers O’Keefe il y a 42 ans, en 1975. (Voir les trois prochaines photos ci-jointes). Nous avions perdu 1 à 0. Elle était alors dirigée par le spectaculaire et incomparable Claude Potvin, malheureusement décédé en 2009. Je garde un souvenir inoubliable de cette rencontre ! C’est pas tous les jours qu’on affronte un frappeur qui a troqué le bâton pour une égoïne, un marteau et une barre à clou… et qui frappe un coup sûr avec le marteau, ‘stie !!!

J’ai toujours pensé que les Chevaliers, après avoir pris les devants 1 à 0, avaient mis la pédale douce afin de garder la partie intéressante… ce qui s’est avéré risqué parce que l’excellent Roger Bird (de la Base militaire), notre joueur d’arrêt-court, a bien failli créer l’égalité en ratant le coup de circuit par quelques pouces, à la dernière manche !

L’Équipe des Cards de Senneterre comptait d’ailleurs dans son alignement deux joueurs (Simon Roy et Simon Lafrenière) dont les pères faisaient partie de l’édition de 1975 qui avait affronté les Chevaliers. (Je vous laisse le soin de les identifier sur la photo ci-haut, ce qui n’est pas une mince tâche… le temps ayant fait cruellement « son oeuvre » !)

La confrontation Cards-Chevaliers se tenait dans le cadre du 6e Tournoi annuel régional de balle-molle des Cards de Senneterre. Tout comme en 1975, les gens sont venus en très grand nombre, ce qui ne fut pas sans rappeler les belles années de « la balle » à Senneterre, alors que les estrades étaient toujours bondées.

Les Chevaliers Toyota, dont la prestation est maintenant principalement axée vers le côté « spectacle familial » ont su distraire les nombreux spectateurs présents en personnifiant les Super héros des jeunes et moins jeunes, allant de la Reine des Neiges à Spiderman, en passant par Marty McFly et le doc Emmett Brown, de Retour vers le futur, les personnages des Pokemons, de La Guerre des étoiles et plusieurs autres.

 

Les frappeurs des Cards, pour ne pas être en reste, ont eux aussi, donné un excellent spectacle !

Ils ont d’ailleurs surpris les lanceurs des Chevaliers, la presque totalité des joueurs parvenant à mettre la balle en jeu. Le « toujours discret » Jason Rodrigue – commandité par La Crème Molle Senneterre dont il ne portait fièrement qu’une seule pièce de l’uniforme (le tablier) – a même réussi un circuit à l’intérieur du terrain… dont on risque d’entendre parler pendant longtemps !

  

La partie fut disputée plus chaudement que prévu. Le pointage était de 4 à 2 pour les Chevaliers alors qu’il ne restait que deux manches à jouer. Ces derniers l’ont finalement emporté 8 à 3 après que les arbitres – visiblement impressionnés par la réputation des Chevaliers… et peut-être aussi par la tarte à la crème qui leur fut gracieusement servie – eurent rendu en leur faveur toutes les décisions « serrées »… et même les moins serrées, comme l’illustre bien la photo de droite :

Merci aux Chevaliers Toyota pour cette belle soirée. De même qu’à La Commission des loisirs et au Cards de Senneterre, grâce à qui l’admission était gratuite.

(Photos : gracieuseté de Karina Dubé)

 

 

Pour Alexanne…

Publié: 17 juillet 2017 dans Demande spéciale

Ce matin, je ne vais pas tenter de vous faire sourire en vous racontant une anecdote ou une tranche de vie comme je le fais depuis cinq ans sur ce blogue.

Je ne vais pas non plus chialer contre Philippe Couillard et Justin Trudeau dont l’inertie désolante à régler les vrais problèmes et à venir en aide à leurs concitoyens en détresse le mériterait amplement. Non. Je l’ai fait souvent par le passé et je le ferai encore.

Mais aujourd’hui, j’ai quelque chose de plus important à vous demander.

Je préfère utiliser la tribune que me donne mon blogue – près de 150 000 vues dans plus de 70 pays – pour tenter de venir en aide à Alexanne Whittom (à droite sur la photo), la fille d’une très bonne amie originaire de Senneterre (Julie Carter, à gauche sur la photo). Alexanne est atteinte d’un cancer très rare et a grandement besoin de votre aide (voir l’article paru dans l’édition du Journal de Montréal du 2 juillet dernier, dont j’ai copié et inséré un extrait, plus bas).

Comme le cancer d’Alexanne ne peut malheureusement être traité au Canada, je souhaite que ce texte soit lu et partagé par le plus grand nombre de gens possible, afin qu’il parvienne à quelqu’un – où qu’il se trouve sur la planète – qui connaîtrait une clinique ou un médecin apte à traiter ce genre de cancer ou à en proposer un traitement, même expérimental.

Si vous avez de la famille ou des amis qui vivent à l’étranger, partagez-leur ce texte, s’il-vous-plaît. La vie d’Alexanne, une jeune maman de 23 ans, dépend peut-être du geste que vous poserez aujourd’hui.

Vous pouvez également communiquer toute information sérieuse susceptible d’aider cette jeune famille, à Julie, la maman d’Alexanne, à l’adresse email suivante :

alexann12@hotmail.com

Il faut permettre à cette jeune maman de garder espoir. Merci de partager en grand nombre !

n.b. : vous trouverez aussi au bas de l’article du Journal de Montréal, un message d’Alexanne ainsi que le lien pour faire un don à la campagne Fond d’espoir pour une jeune maman qui a été mise sur pied afin de l’aider à défrayer les coûts d’un éventuel traitement. Soyez généreux mais SURTOUT, prenez quelques secondes de votre temps pour partager ce texte. Au nom d’Alexanne et de sa famille, je vous en remercie.

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Journal de Montréal, dimanche 2 juillet 2017.

Une jeune mère des Laurentides à qui les médecins ne donnent qu’un an à vivre est prête à tout essayer pour vaincre son cancer rare et voir grandir sa fille de 4 ans.

Alexanne Whittom, une jeune maman, espère un miracle pour vaincre un cancer rare. Selon les médecins, elle n’en a plus que pour un an à vivre et elle espère voir sa fille grandir. Elle serre dans ses bras sa fille de 4 ans, Maïka, qui est sa raison de se battre contre son cancer.

« Ça passe vite, un an, mais c’est tout ce qu’il me reste pour trouver un miracle », confie d’une voix étouffée par les sanglots Alexanne Whittom, âgée d’à peine 23 ans.

Le terrible verdict est tombé il y a deux semaines, quand son oncologue de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont lui a appris qu’elle souffre d’un sarcome des cellules claires. Le cancer rare se développe dans les os et les muscles. Il n’y a pas de traitement connu pour le soigner.

En octobre dernier, la femme de Prévost, dans les Laurentides, avait découvert une bosse sur sa jambe. Il s’agissait d’un sarcome des tissus mous, une tumeur qui prend naissance sous la peau. Le cancer a été retiré et elle a subi 25 traitements de radiothérapie. Elle pensait bien s’en être sortie jusqu’à ce qu’elle commence à ressentir des douleurs au thorax. C’est à ce moment que les médecins ont découvert que le cancer s’était sournoisement étendu jusque dans ses poumons.

Tous les jours, une infirmière doit lui retirer 750 ml de liquide, que son corps n’arrive plus à évacuer à cause de la maladie.

Mais Alexanne Whittom n’a pas dit son dernier mot. Elle est même prête à servir de cobaye pour guérir, car rien au monde n’est plus cher à ses yeux que de voir grandir sa petite Maïka.

« Je le souhaite vraiment du plus profond de mon cœur. Je vais tout essayer, je n’ai rien à perdre », dit celle qui ne prend actuellement que des médicaments contre la douleur et pour dormir.

Ses médecins et elle cherchent des études cliniques auxquelles elle pourrait prendre part pour essayer des traitements expérimentaux ou de nouveaux médicaments. Par contre, elle risque de devoir s’envoler pour Toronto, New York ou même plus loin.

Projets à réaliser

Alexanne Whittom n’était en stage de comptabilité que depuis deux jours au ministère des Transports quand sa vie a basculé. Elle venait tout juste de recevoir son diplôme d’études professionnelles.

« J’avais des projets, je n’ai que 23 ans, et ils vont peut-être se réaliser », ajoute-t-elle, s’accrochant à l’espoir d’avoir un jour sa propre maison ou de visiter la Grèce. Elle passe aussi le plus de temps possible avec sa fille, qui n’est pas encore au courant de sa maladie. « Elle sait que j’ai mal, mais c’est tout », raconte-t-elle, ajoutant que son père sera là pour elle au besoin.

Ce qu’elle craint plus que tout, c’est que sa Maïka l’oublie si jamais son miracle n’arrive pas à temps. « Je ne me souviens pas, moi, de mes 5 ans », souffle-t-elle en pleurant. Pour l’instant, sa fille et elle ont déménagé chez sa mère, où elles partagent ensemble une coquette chambre décorée de rose. Elle a aussi lancé une campagne de financement sur le site GoFundMe afin d’avoir l’argent nécessaire pour voyager lorsque l’occasion de participer à une étude clinique se présentera.

« On ne pense qu’à maintenant et à trouver quelque chose quelque part, au moins pour prolonger sa vie », lance la mère d’Alexanne Whittom, Julie Carter, âgée de 46 ans. Même si elle pleure tous les jours, elle aussi refuse de se résigner et elle entend tout faire pour que sa petite-fille grandisse aux côtés de sa fille encore quelques années.

Les sarcomes sont des cancers méconnus pour lesquels encore trop peu de traitements efficaces sont disponibles, selon des oncologues.

« Les sarcomes ne représentent environ que 2 % de tous les cancers, et les sarcomes des cellules claires [comme celui d’Alexanne Whittom] ne sont qu’un petit pourcentage de ce 2 % », explique le chef de département de chirurgie orthopédique au Centre universitaire de santé McGill, le Dr Robert Turcotte. Il est un des quelques spécialistes des sarcomes dans la province.

Les sarcomes des cellules claires, souligne-t-il, prennent habituellement naissance dans les jambes et les bras, et se développent de façon semblable à un mélanome, soit un cancer de la peau. Il peut ensuite se répandre dans les ganglions et les poumons.

« Si la tumeur est localisée, nous pouvons l’enlever, mais lorsque c’est généralisé, il n’y a rien de très bon contre ce cancer, comme la chimiothérapie ou des médicaments », explique le Dr Turcotte. Selon lui, l’avenir repose dans les traitements personnalisés, où les gènes de chaque tumeur sont identifiés pour trouver les gènes anormaux propres à un malade.

Ce genre de traitements commen­cent à voir le jour, dit-il, mais ils sont encore au stade expérimental. « Malgré les milliards investis, il y a moins de progrès dans la recherche sur ces types de cancers », remarque quant à lui l’oncologue Fred Saad, président du Consortium de recherche en oncologie clinique du Québec (Q-CROC), qui milite pour plus d’argent et d’études en recherche contre le cancer.

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Bonjour. Je me nomme Alexanne, je prends un petit cinq minutes de votre attention aujourd’hui pour vous demander de l’espoir. Je n’ai pas l’habitude de demander, mais cette fois-ci je n’ai pas d’autre option qui s’offre à moi que de me tourner vers vous.

En avril 2016, j’ai eu mon premier diagnostic de cancer, un sarcome des tissus mous, pour être plus précise. Il s’en est suivi 25 traitements de radiothérapie et une opération en juillet dernier. Jusqu’au 7 juin 2017, j’étais en rémission et je croyais que tout allait bien.

Des douleurs thoraciques sont apparues au mois de mai et j’ai donc consulté mon orthopédiste/oncologue. Le diagnostic est tombé, un diagnostic qui fait vraiment mal. Un sarcome des cellules claires s’est propagé dans mes poumons, je suis le 3e cas au Québec. Cette forme de cancer très rare fait en sorte que malheureusement aucun traitement de chimiothérapie ou radiothérapie ne peut me guérir et la recherche n’a pas encore trouvé de solution miracle pour moi dans notre pays. Pour le moment une infirmière vient retirer environ 750 ml de liquide tous les jours pour apaiser mes douleurs. Je devrai alors me tourner vers d’autres pays (Europe/Allemagne/Cuba) pour espérer une guérison.

On me donne environ 1 an d’espérance de vie, j’ai 23 ans. Je suis maman d’une belle princesse de 4 ans et j’ai encore la tête pleine de projets à réaliser. Je suis déterminée à ne pas quitter ce monde aussi tôt.

J’ai donc créé une page à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien ci-dessous afin d’aider mes parents/famille et moi-même à payer les frais qu’engendrerons ces futurs traitements/voyages, etc.

Je vous remercie du fond de mon coeur d’avoir lu, de donner si possible et vous prie de partager en très grand nombre.

GoFundMe

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I don’t usually do this, but I am asking for 5 minutes of your time today. I am not one to ask, but this particular situation leaves me without any other options.

In April of 2016, I was diagnosed with cancer, a Soft-Tissue Sarcoma to be precise. Following the diagnostic, I went through 25 radiation cancer treatment sessions, followed by a removal surgery in July of 2016.
Until June 7th, 2017; I was cancer free and in remission. But during the month of May, I started experiencing thoracic pain which led me to consult my orthopedist/oncologist. New diagnostic came through, a very scary and devastating one. A Clear-Cell Sarcoma had taken place in my lungs. To give you an idea, I am the third reported case of such cancer in Quebec. This illness is extremely rare, which unfortunately means that no chemotherapy/radiation treatments can kill these cancer cells. It also means that researchers in Canada have not yet found a miracle solution to my cancer.
For the time being, a nurse comes over to remove up to 750 ml of fluid from my lungs every day, in order to relieve some of the pain. The only current solution is to explore other avenues in different regions and countries (Europe, Cuba, and others) and see if they can help find a working treatment.

Without said working treatments, physicians estimate my life expectancy to be about 1 year. I am currently 23 years old and mother to a beautiful 4 years old princess who still needs me. I have so many projects that I have yet to make reality and I am determinated not to leave this world until I am done.
This is why I have created a page where you can help my parents/family and myself pay for the costs that we will incur with the treatments and traveling.

I thank you from the bottom of my heart for getting to this point. I am asking you to donate if you can, and urge you to share as much as possible.

 

 

Justin p’tit mot !

Publié: 4 juillet 2017 dans Pu capabe!

Mon cher Justin,

– 150 ans, ça se fête, comme on dit ! Ton pays, le Canada, avait les moyens de s’organiser un maudit beau party ! En tout cas, s’il ne les avait pas, c’est pas grave : on augmente le déficit de 5,1 millions de plus… de nos beaux dollars !

– C’est très louable de vouloir accueillir « la planète au complet » et de donner des kanuks, des tuques et des mitaines  aux nouveaux arrivants ! Ça fait de belles images en campagne électorale ! C’est cool !

– C’est ben l’fun de se payer des vacances de Noël à nos frais (127 000 $) sur une île privée des Bahamas, avec toute la belle petite famille, n’est-ce pas ?

– C’est ben gentil d’inviter le Prince Charles – sur notre bras, évidemment ! – à quitter son Angleterre colonialiste et venir déployer ses grandes oreilles pour entendre les chants de gorge des autochtones à Iqaluit… et faire semblant qu’y trippe comme un enfant devant la Pat Patrouille ! Ça aussi, c’est cool !

– C’est ben « généreux », de flamber 40 millions (NOS millions !) pour permettre – entre autres dépenses farfelues – à TA Secrétaire générale de l’OIF (l’Organisation internationale de la Francophonie) de déposer son illustre posté… personne dans sa limousine afin de franchir les cent mètres qui la séparent du dépanneur !!!

Mais, mon cher Justin (« cher » dans le sens de « dispendieux » !)  tu pourrais faire beaucoup mieux avec NOTRE argent !

Juste une petite suggestion comme ça :

Il y a des centaines de citoyens et citoyennes canadiens(nes) dans ton beau pays qui doivent se tourner vers l’étranger pour se faire soigner et espérer guérir après avoir reçu un diagnostic de cancer ou autre maladie épouvantable du même genre. Parce qu’ils se font dire : « Désolé. Allez voir ailleurs. Ici, au Canada, on est incapable de vous guérir ! »

Pourquoi ? Parce que le Canada, tout « pluss-meilleur-pays » qu’il soit, est incapable (« incapable » dans le sens de : « on a de l’argent en masse mais on s’en sert pour se payer la traite, à nous et nos ti-n’amis !) de leur offrir les soins qu’ils sont pourtant en droit de recevoir !

Peux-tu comprendre, Justin, que tes concitoyens ne te demandent pas de leur payer un gros party de fête, des vacances de Noël aux Bahamas, des escapades dans le Grand Nord ou même une simple tuque avec une feuille d’érable brodée sur le devant ?!? Tout ce qu’ils désirent, c’est être soignés.

Personnellement, quand je vois comment ton gouvernement gère les finances publiques (« gère », c’est un bien grand mot. je devrais plutôt dire : « flambe » !) je trouve que c’est inacceptable, révoltant et honteux ! Mais comme je suis poli et bien élevé, je me contenterai de dire que c’est… anormal ! Et pas cool. Pas cool du tout, Justin !

TON PAYS est suffisamment riche pour garrocher les millions à gauche et à droite à « des Princes-pas-rapport » et des hauts-fonctionnaires sans scrupules imbus d’eux-mêmes ! Mais TON PAYS est incapable d’offrir les soins appropriés à ses propres citoyens malades ?!? Alors, TON PAYS a LE DEVOIR de les aider à recevoir ces soins, où qu’ils soient offerts dans le monde !

C’est ce que tout chef d’état digne de ce nom doit faire pour ses citoyens. Ce que tout bon père de famille ferait pour sa fille ou son fils en détresse. Justin, tu es père de trois enfants, tu devrais comprendre ça…

Bonne fête du Canada… en retard !

 

16h45, par une journée sans histoire et sans soleil…

Sabrina, qui revient de l’épicerie où elle a acheté des épis de maïs, me demande :

– Chéri, que désires-tu manger, pour souper ?

– Je vais manger du blé d’inde en épis.

– Ça tombe bien, je viens d’en acheter !

– Je sais, mais je ne prendrai pas celui-là. Il me reste une canne de blé d’Inde…

– Franchement ! Tes blé d’Inde en canne sont pas mal moins bons que « les vrais » !

– Moi, je trouve pas ! Ça goûte la même affaire ! Du « vrai » maïs en épis de l’épicerie ou du blé d’Inde en canne, c’est pareil ! C’est du vrai maïs aussi, qu’il y a dans les cannes !

– J’suis pas d’accord, mais… bon.

– C’est ça !

– Et si je te donnais le choix entre du blé d’Inde et… mon irrésistible pain doré ?

– Du blé d’Inde.

– T’es sûr ?

– Oui. Y’a un problème ?

– Ben non ! C’est juste que mon pain doré est pas mal meilleur que ton blé d’inde en canne…

– Mais beaucoup plus sucré, aussi ! Il y a une armée de calories, là-dedans ! J’ai mon examen médical annuel à passer, demain. Cholestérol, pression, taux de sucre, etc. Je préfère faire attention pour ce soir.

– Tu me fais rire, toi ! C’est pas en faisant attention LA VEILLE de tes examens, que tu vas changer le résultat des tests !

– On verra ben ! De toute façon, j’aime ça, moi, le blé d’Inde en canne. Et toi, qu’est-ce que tu vas manger ?

– Les épis de maïs que je viens d’acheter à l’épicerie… à moins que je me fasse du pain doré !

– Ben là ! Si tu te fais du pain doré, je vais en manger aussi ! Pas si cave que ça, quand même ! J’voulais pas que tu en fasses juste pour moi, mais si tu en fais pour toi aussi…

– Ah oui ? Et ton cholestérol, ta pression, ton taux de sucre…

– Bof ! Tu viens de me dire que ça changerait rien !

– OK. Comme tu voudras !

Sans ajouter un mot, Sabrina se met au travail et commence à préparer le pain doré…

– Tu en veux combien ? Trois ou quatre ? qu’elle me demande.

– Quatre !

– Parfait ! Tiens ! Les voilà ! qu’elle me dit quelques minutes plus tard, en me donnant les quatre tranches de pain doré qu’elle vient de préparer.

Après avoir garni le tout d’une très généreuse portion de sirop d’érable, je déguste mon repas.

– Merci ! C’est très bon ! Et toi ? Tu manges pas ? J’aurais pu en prendre deux et t’en laisser deux pendant que les autres cuisaient…

– Non. Finalement, je vais manger… du blé d’Inde.

– Quoi ???

– Ben oui ! C’était ma première idée. Finis ton pain doré, moi je vais manger les blé d’Inde !

– Heille ! C’était ma première idée aussi, de manger du blé d’Inde ! C’est toi qui m’a fait changer d’avis ! Il y a 10 minutes à peine, c’est moi qui mangeait du blé d’Inde et toi, du pain doré ! Pis là, on a fait l’inverse !! J’ai été manipulé !

– Pauvre toi ! Pis après ? Il était pas bon, mon pain doré ?

– Ben oui, il était bon !

– De quoi tu te plains, d’abord ???

– Mes examens, demain !?! Mon taux de sucre va être « dans l’tapis » !!!

– J’t’avais prévenu. Pis en plus, tu y es allé pas mal fort sur le sirop d’érable ! Alors… bonne chance !

Trois semaines plus tard, je me retrouve dans le bureau du médecin qui va me communiquer le résultat de mes examens annuels.

Il commence à feuilleter une à une les pages de mon dossier, pendant que j’attends fébrilement. Soudain, il s’arrête. Tout en gardant les yeux sur la feuille qu’il a devant lui,  il me dit, sur un ton détaché :

– On a eu une petite surprise à matin !

Ça y est ! Le coeur m’arrête ! « Une petite surprise », qu’il a dit ?? Qu’est-ce qu’il va m’annoncer ??? Je fais du diabète ? J’ai des veines de bloquées ?? Ma prostate est aussi grosse qu’une balle de baseball ??? Maudits pains dorés, aussi ! Qu’est-ce qui m’a pris de mettre autant de sirop d’érable là-dessus !?! J’aurais dû garder ma première idée et manger mon blé d’Inde !

Je parviens à bafouiller :

– Uuu… une surprise ?

– Ben oui ! Toute une surprise : ça a gelé, cette nuit ! Quand je me suis levé à 6 heures, mon thermomètre indiquait « moins 2 » ! Voir si ça a du bons sens, à la mi-juin !?! C’est pas trop bon pour les tomates, ça !

Et pendant que mon coeur reprend un rythme normal, que ma pression redescend, que ma prostate décompresse et que je me fous complètement du sort matinal de toutes les tomates de la ville, le docteur termine enfin « sa lecture » et referme mon dossier. Sur le même ton détaché, il me dit :

– Tout est beau, mon ami ! Aucun problème ! Continuez de faire une bonne vie !

 

Oui ou non ?

Publié: 31 mai 2017 dans C'est n'importe quoi, Politique

En fin de semaine dernière, se tenait la convention du Parti conservateur du Canada pour enfin trouver un successeur à Stephen Harper, après huit mois de débats et de discours tous aussi soporifiques les uns que les autres.

Un événement qui intéressait encore moins de monde que La messe dominicale à la télé communautaire !

Je n’ai évidemment pas suivi très assidument ce marathon de huit mois qui n’en finissait plus de finir !

Le moment le plus divertissant (et le seul !) de « cette course » est survenu lors d’une entrevue qu’a donnée Maxime Bernier, le candidat qui partait favori, à une journaliste du Huffington Post (Althia Raj) le 19 mai dernier. En voici un résumé que je reproduis fidèlement :

La journaliste lui demande s’il avait voté OUI lors du référendum de 1995. Il change de sujet. Elle revient à la charge.

Il assure ne pas avoir voté OUI lors du référendum de 1995 même s’il reconnaît avoir flirté avec le Parti québécois de Bernard Landry dans les années ’90. Il précise :

– J’étais pour un Canada uni. J’étais souverainiste à l’époque. J’étais indépendantiste. J’étais souverainiste. C’était quoi votre question, encore ?

Ça y est ! Maxime vient de chausser les patins ! Il était « pour un Canada uni »… tout en étant « souverainiste » ! Ça me rappelle Yvon Deschamps qui clamait, de façon dérisoire : « Qu’est-ce qu’il veut, le Québécois ? Il veut un Québec indépendant dans un Canada uni ! ». Sauf qu’Yvon Deschamps blaguait alors que Maxime Bernier, lui, est très sérieux ! Il va être dur à suivre ! C’est tout un patineur, vous allez voir !

La journaliste lui répète la question, en précisant qu’il lui avait déjà dit avoir voté NON, par le passé.

– Avez-vous voté OUI ou NON lors du référendum de 1995 ?

M. Bernier réplique :

– J’ai voté OUI au référendum. J’étais séparatiste à l’époque. J’ai voté OUI à ce référendum (1995) mais à l’autre référendum, j’ai voté NON.

Donc, Maxime Bernier affirme avoir voté OUI au référendum de 1995 et NON à l’autre référendum. Comme il n’y a eu que deux référendums sur la souveraineté (1995 et 1980) « l’autre » référendum auquel il fait référence est donc celui de 1980.

Parfait ! J’ai aucun problème avec ça ! Il a tout à fait le droit de voter OUI à un référendum et NON à l’autre, n’est-ce pas ? Y’a juste les fous – et les électeurs libéraux – qui ne changent pas d’idée, qu’on dit !

Sauf que… ça ne colle pas, Maxime ! Pourquoi ? Parce que le hic, c’est que Maxime Bernier est né le 18 janvier 1963. Le référendum de 1980 a eu lieu le 20 mai. Or, le 20 mai 1980, Maxime Bernier était âgé de… 17 ans !

La journaliste, qui visiblement a fait le même calcul que moi, continue :

– Vous avez voté NON en 1980 ? Vous n’aviez même pas l’âge de voter, en 1980 !

– Non. Pas en 1980, qu’il réplique.

– Pourtant, il n’y a eu que deux référendums. 1995 et 1980.

– C’est vrai.

– Alors, vous avez voté OUI ou NON… en ’95 ?

Il rit.

– Je ne m’en souviens plus. Est-ce que j’ai voté oui ou non? Je ne m’en souviens pas, câline ! J’étais souverainiste, j’ai dû voter oui. Écrivez que j’ai voté oui. C’est plus logique ainsi, puisque j’étais souverainiste.

S’il avait la moindre conviction politique – pour un bord ou l’autre – Maxime Bernier devrait se souvenir s’il a voté OUI ou NON, me semble ??? En 2014, il a pourtant affirmé – au même journal – avoir voté NON au référendum !

Après ça, les politiciens se plaignent que les électeurs sont cyniques envers eux et envers la politique en général ! Comment blâmer les électeurs quand on entend un politicien qui aspire à devenir Premier-ministre du Canada, donner des réponses tellement farfelues qu’il se mêle lui-même dans ses menteries ???

Malheureusement pour lui, M. Bernier a perdu en fin de semaine. Par pas grand’chose ! Un peu plus de 1% ! 50,95 % pour le vainqueur Andrew Scheer, contre 49,05% pour lui.

Une défaite amère… qui n’est pas sans rappeler celle du référendum de 1995 !

Coïncidence étrange, Andrew Scheer est né le 20 mai 1979, soit un an – jour pour jour – avant le référendum du 20 mai 1980 ! J’espère que lui, il ne nous dira jamais qu’il a voté NON à ce référendum !